Lecture Odilon Redon – À soi-même
« L'art est pour qui l'aime un tuteur. On ne saurait nier l'appui qu'on y trouve pour le maintien spirituel. Ainsi la lecture d'un beau livre, d'une seule page de ce […]
« L'art est pour qui l'aime un tuteur. On ne saurait nier l'appui qu'on y trouve pour le maintien spirituel. Ainsi la lecture d'un beau livre, d'une seule page de ce […]
« Dans mon premier atelier, il faisait un froid glacial ; un puits creusé dans l’un des angles du mur, et dont l’eau était proche de la margelle, y entretenait en toutes […]
Lettre de Berthe à sa sœur Edma, juillet 1871 « L’aquarelle fait très bon effet encadrée ; le marchand qui est, à ce qu’il paraît, un des célèbres de Paris, m’en a […]
« Tout a commencé quand j’ai eu l’appendicite. J’avais des loisirs que j’ai occupés. Alors est arrivée la boîte à couleurs. J’avais 21 ans. Je vous ai dit que ma convalescence […]
"J’admire sincèrement les gens qui ont des théories sur l’art. J’ai cru remarquer que les théories les plus opposées peuvent justifier les mêmes chefs d’œuvre. Au fond, je crois que […]
« (...) Je suis ici plus que jamais tourmenté d'art, et mes tourments d'argent aussi bien que mes recherches d'affaires ne peuvent m'en détourner. Vous me dites que je ferai bien […]
Eugène Delacroix Paris, 6 juin 1856 « J'ai été hier, en sortant de l'Hôtel de Ville, voir la fameuse Exposition agricole. Toutes les têtes sont tournées, on est dans l'admiration […]
Catherine Colomb (1982-1965)
« Il y a deux parties différentes. Il y a les fantoches d’un côté et de l’autre côté, il y a ailleurs. Voilà. C’est comme ça que je peux peut-être définir tous mes livres. »
Dans Châteaux en enfance (1945), Les Esprits de la terre (1953) et Le Temps des anges (1962), Catherine Colomb conjugue ironie et lyrisme pour évoquer le déclin de grandes familles de propriétaires de vignes de La Côte vaudoise, au début du XXe siècle.
Découvrir ou redécouvrir des écrivains de Suisse romande sous la forme de conférences-lectures légèrement théâtralisées, à la fois pétillantes et captivantes...
Par Anne-Lise Delacrétaz, maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, et Catherine Kunz, comédienne.
Durée : 50 minutes
Catherine Colomb (1982-1965)
« Il y a deux parties différentes. Il y a les fantoches d’un côté et de l’autre côté, il y a ailleurs. Voilà. C’est comme ça que je peux peut-être définir tous mes livres. »
Dans Châteaux en enfance (1945), Les Esprits de la terre (1953) et Le Temps des anges (1962), Catherine Colomb conjugue ironie et lyrisme pour évoquer le déclin de grandes familles de propriétaires de vignes de La Côte vaudoise, au début du XXe siècle.
Découvrir ou redécouvrir des écrivains de Suisse romande sous la forme de conférences-lectures légèrement théâtralisées, à la fois pétillantes et captivantes...
Par Anne-Lise Delacrétaz, maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, et Catherine Kunz, comédienne.
Durée : 50 minutes
Catherine Colomb (1982-1965)
« Il y a deux parties différentes. Il y a les fantoches d’un côté et de l’autre côté, il y a ailleurs. Voilà. C’est comme ça que je peux peut-être définir tous mes livres. »
Dans Châteaux en enfance (1945), Les Esprits de la terre (1953) et Le Temps des anges (1962), Catherine Colomb conjugue ironie et lyrisme pour évoquer le déclin de grandes familles de propriétaires de vignes de La Côte vaudoise, au début du XXe siècle.
Episode 1 Les Esprits de la terre (extrait)
— Ah ! Ce César c’est ma croix, c’est...
— Mais ma bonne s’il nous réclamait sa part ?
— Sa part ! Il y a beau temps qu’il l’a mangée depuis vingt-
cinq ans qu’il mange à notre table et couche dans mes draps. Et je te demande un peu, comment marier Isabelle avec cet individu dans la famille ? Pense à cet officier français ; elle croyait déjà... Elle brodait le filet du matin au soir parce qu’il lui disait : « Oh ! Mademoiselle Isabelle, vous ne faites pas de filet ? Chez nous toutes les jeunes filles... » Pourquoi est-il parti, cet officier, sans crier gare ? Et Benjamin ? Elle lisait tous les livres parus sur la mission de Bâle1. Et Julien? Oh! Oh! César ma croix!
Elle se mit à gémir si fortement que les villageois effrayés passèrent la tête à la fenêtre : « C’est la baronne. Qu’est-ce qu’elle a? Pourvu que nos vitres ne tombent pas comme l’autre jour ! »
Episode 1 Les Esprits de la terre (extrait)
— Ah ! Ce César c’est ma croix, c’est...
— Mais ma bonne s’il nous réclamait sa part ?
— Sa part ! Il y a beau temps qu’il l’a mangée depuis vingt-
cinq ans qu’il mange à notre table et couche dans mes draps. Et je te demande un peu, comment marier Isabelle avec cet individu dans la famille ? Pense à cet officier français ; elle croyait déjà... Elle brodait le filet du matin au soir parce qu’il lui disait : « Oh ! Mademoiselle Isabelle, vous ne faites pas de filet ? Chez nous toutes les jeunes filles... » Pourquoi est-il parti, cet officier, sans crier gare ? Et Benjamin ? Elle lisait tous les livres parus sur la mission de Bâle1. Et Julien? Oh! Oh! César ma croix!
Elle se mit à gémir si fortement que les villageois effrayés passèrent la tête à la fenêtre : « C’est la baronne. Qu’est-ce qu’elle a? Pourvu que nos vitres ne tombent pas comme l’autre jour ! »